Aider son enfant à devenir adulte

Education

Ce matin, j’ai vécu une expérience forte en tant que mère et ça m’a donné envie de vous parler de plusieurs thèmes imbriqués ➡️ #education #autorite #alignement #lien.

Comme pour la plupart des personnes, éduquer mes deux fils c’est faire en sorte qu’ils soient suffisamment solides pour affronter la vie.
C’est leur donner suffisamment d’amour et de bienveillance pour qu’il puisse être des adultes en lien avec eux-mêmes et avec les autres.
C’est aussi les faire grandir en leur faisant expérimenter ce que c’est qu’être un adulte, responsable de ses actes, de ses choix. Egalement de leurs limites et de celles des autres.

Mais entre ce que l’on souhaite et ce qu’on réussit à faire il y a un gap

En plus ils sont ados : autant dire que je verrai le fruit de mes angoisses, de mes questionnements, de mes atermoiements que dans de nombreuses années… et ça n’arrange rien #tempetesousuncasque ⛈

Sans rentrer dans les détails de ce qui s’est passé avec l’un de mes fils, je peux dire que j’ai dû faire preuve d’une grande fermeté et d’autorité (à ne pas confondre avec autoritarisme) pour ne pas me laisser embarquer dans un fonctionnement récurrent et délétère pour lui : ne pas aller en cours.

 

J’ai dû assumer mon choix à ses yeux mais également à ceux des passants. Et le comble, c’est que limite le regard des passants a compté à un instant plus que celui de mon fils.

On croit rêver quand même, non !?! Des gens que je ne reverrai pas et dont finalement l’avis m’importe peu en réalité :  les conseilleurs ne sont pas les payeurs, parait-il

En y regardant de plus près, je sais à ce moment précis que ce que je fais pour lui est juste, je sens que je suis alignée avec ça.
Tant pis si j’imagine que les passants sont outrés.
Tant pis si mon coeur est prêt à craquer parce que, lui, c’est vraiment le culpabilisateur de l’extrême dans ces moments-là.

 

Je tiens bon.
Je sens au fond de moi que je fais le bon choix : la vie est parfois rude et envelopper dans du coton mon tout-petit (de bientôt 13 ans quand même…) ce n’est pas lui rendre service.

C’est le maintenir dans un lien de dépendance affective et je dois, comme la maman oiseau, le pousser hors du nid afin qu’il expérimente sa capacité à vivre par lui-même, à être apte, à être solide. Pour qu’il expérimente qu’il y arrive même sans maman. Tout seul.
Ca signifie aussi que je suis capable de lui faire confiance, de le laisser se débrouiller seul, malgré ma peur.
Que j’accepte de le laisser partir un peu plus.

 

C’est là que ça se complique : Car en fonction du lien affectif, familial que l’on a vécu dans son enfance et dans son histoire, on réagira de manières très différentes. Sans en être conscient la plupart du temps.
La grande phrase c’est qu’on ne fait pas les enfants pour soi.
Pour autant si on est honnête, on a des enfants par désir d’être parents. Pas par désir d’offrir à la vie un être humain de plus. Il y a une notion de continuité, de transmission, de lien affectif durable, d’amour qu’on a à donner et qu’on souhaite recevoir.

Donc non, on ne fait pas des enfants que pour soi mais carrément un peu quand même

Donc les autonomiser, les individualiser, les rendre adultes, c’est accepter qu’ils nous échappent et qu’ils partent. Qu’ils nous laissent. Qu’ils soient en colère parfois contre nous. Voilà pourquoi inconsciemment il est si difficile si souvent de faire ce qui est le mieux pour eux et tant pis pour nous.

Résultat, le collège m’a appelé pour venir le chercher…. Tout ça pour ça !!

 

Bon… la grande leçon de la vie, ce sera pour une prochaine fois

Mon fils a trouvé une faille dans le système et s’y est engouffré. C’est le jeu. Et il en connait bien les règles…
Pour autant, j’ai réussi à tenir bon. Le cap est maintenu même si la terre promise est encore loin.

Par cet article, je souhaitais illustrer qu’éduquer son enfant pour en faire un adulte, c’est un travail de chaque instant. C’est dur, c’est culpabilisant.

Donc évitons de juger une mère, un père dans la rue, au supermarché ou ailleurs. Ils font comme ils peuvent, avec leur histoire, leur mood du jour.

Et puis on est pas des robots et notre imperfection donne à nos enfants l’autorisation d’être imparfait aussi.
Et ça, ça leur fait carrément du bien ! Ca fait baisser la pression sur leurs frêles épaules et sur les nôtres aussi, non ?

 

Je vous souhaite une belle journée, que vous soyez parents ou non.

Car on est tous des enfants je crois

 


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